À Besançon, certaines côtes se méritent plus que d’autres. Avec ses 800 mètres à 14 % de moyenne et des passages à plus de 20 %, le Chemin des Ragots a tout d’un véritable mur.
Un mur caché dans Besançon
Discret et méconnu, le Chemin des Ragots réserve une sacrée surprise aux cyclistes qui osent s'y aventurer.
Au premier regard, rien de spectaculaire. Une petite rue résidentielle, quelques maisons et une route qui semble simplement grimper entre les habitations.
Mais dès les premiers coups de pédale, la réalité est tout autre. La pente se cabre, les jambes brûlent et chaque mètre devient une bataille.
Avec ses pourcentages redoutables, le Chemin des Ragots pourrait bien être la côte la plus pentue de Besançon.
Un petit air de Mur de Huy
Difficile de ne pas penser au mythique Mur de Huy, juge de paix de la Flèche Wallonne.
Avec ses 1,3 km à 9,6 % de moyenne et ses passages proches de 20 %, l'ascension belge a fait souffrir les plus grands champions.
Sur le papier, le Chemin des Ragots affiche une pente moyenne encore plus impressionnante, malgré une distance plus courte.
Il n'a peut-être pas la renommée de son cousin belge, mais il partage une caractéristique essentielle : il ne pardonne rien.
Le défi : grimper sans poser le pied à terre
Ici, inutile de chercher un record de vitesse. Le véritable exploit consiste simplement à atteindre le sommet sans mettre pied à terre.
Trouver le bon braquet, garder l'équilibre, gérer son effort… Sur de tels pourcentages, chaque coup de pédale compte.
C'est le genre de montée où l'on ne regarde plus sa vitesse, mais seulement les mètres restant jusqu'au sommet.
Une petite rue, un grand défi
Pas de lacets spectaculaires ni de sommet mythique. Juste une rue presque ordinaire qui cache l'une des ascensions les plus redoutables de Besançon.
Alors, le Chemin des Ragots mérite-t-il son surnom de Mur de Huy bisontin ?
Une chose est sûre : avant de répondre, mieux vaut aller s'y frotter.